Les années vers l’apogée (1933-1960)

L’Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge (INEAC) est fondé sous l’impulsion du futur Roi Léopold III le 22 décembre 1933, dans le but de promouvoir le développement scientifique du Congo belge. 

Sur l’ensemble du territoire du Congo belge et du Ruanda-Urundi, l’INEAC développe un réseau de trente-sept stations de recherche dont la plus importante se situe à Yangambi, au bord du majestueux fleuve Congo. Le centre de recherche de Yangambi s’étend sur 25 000 hectares et borde un massif forestier de plus de 200 000 hectares au sein duquel les scientifiques se consacrent à la recherche agronomique et forestière.

Pour mener à bien sa mission, la station de Yangambi rassemble plus de cent chercheurs et comporte vingt-et-une divisions dotées, chacune, d’équipement moderne, de laboratoires, de bureaux et de champs d’essais. 

Ces divisions interviennent sur de nombreux domaines, allant de l’entomologie agricole à la biométrie, en passant par l’hévéaculture, le génie rural ou encore la botanique et la foresterie. L’institution a obtenu des résultats remarquables dans l’amélioration des techniques de culture et la sélection de variétés améliorées de palmier à huile, caféier, hévéa et coton.

L’INEAC est considéré comme l’institut agronomique le plus important et le plus renommé d’Afrique jusqu’aux années 60, période pendant laquelle plus de dix mille personnes sont employées. En raison de l’indépendance du Congo en 1960, suivi de celle du Ruanda-Urundi, l’institut est démantelé le 31 décembre 1962 et renommé INERA.

Malgré une volonté forte de poursuivre ses missions de recherche agronomique, l’INERA, alors confronté aux troubles récurrents qui sévissent dans la région, subit de plein fouet l’instabilité générale du pays. L’érosion des activités de recherche, de collaboration et de formation en résultant entraine de sérieuses conséquences sur le développement du territoire et la conservation de ses ressources.

Atelier de traitement et de transformation du latex d’hévéa.
Anonyme
INEAC, Yangambi, Congo belge, cira 1950
Collection Bibliothèque Yangambi

Atelier de traitement et de transformation du latex d’hévéa.
La reproduction de ce matériel photographique nécessite une autorisation écrite du CIFOR/INERA

Cette exposition a été rendue possible grâce à l’appui de l’Ambassade de Belgique à Kinshasa et de l’Union européenne

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Joelle Grandjean, Christian Besombi Afanta, Ahtziri Gonzalez, Axel Fassio, Basile Houters, Michel Lokonda.