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Message du President du Conceil d'administration
Le CIFOR en un coup d’œil
Une vision plus large des forêts
Entretien avec le Directeur général
Les forêts en tant que ressources mondiales
bullet.gif (105 bytes) Changement climatique, carbone et forêts: étude des relations entre eux
bullet.gif (105 bytes) Une voix influente dans les stratégies de conservation de la biodiversité
bullet.gif (105 bytes) Faire des exploitants forestiers des partenaires coopérants dans la conservation de la faune sauvage
bullet.gif (105 bytes) La recherche sur les politiques conteste les méthodes de travail de la Banque mondiale
bullet.gif (105 bytes) Recherche de moyens pour financer l’aménagement forestier dans les pays en développement
bullet.gif (105 bytes) Aménager l’accès à l’information forestière mondiale
bullet.gif (105 bytes) POLEX: service d’information rapide et efficace
Recherche sur des questions forestières nationales et régionales
De la pauvreté au pouvoir : améliorer les conditions de vie et l’administration locale
Vision d’ensemble : l’aménagement forestier intégré et durable
De nouvelles techniques mises à l’épreuve : la Forêt de recherche de Bulungan à Bornéo
Le peuple de la forêt : les Punan du fleuve Malinau
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Les forêts en tant que ressources mondiales

Les questions forestières occupent une position centrale dans une grande partie des accords internationaux issus de la Conférence des Nations Unies de 1992 sur l’environnement et le développement. Le CIFOR appuie ces initiatives en fournissant information scientifique et analyse de politiques.

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Changement climatique, carbone et forêts: étude des relations entre eux

La Conférence des Parties pour la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique reconnaît les changements dans les forêts et dans l’utilisation des terres comme des facteurs importants d’absorption ou d’émission de gaz à effet de serre. Parmi les activités susceptibles de réduire les émissions on peut mentionner le reboisement, l’exploitation forestière à faible impact, la conservation des forêts et leur aménagement rationnel.

En 2000, les chercheurs du CIFOR et leurs partenaires ont fourni des informations sur les questions de carbone forestier à l’Organe subsidiaire de la Convention pour les conseils scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA). Ils ont aussi contribué de manière importante au Rapport spécial du Comité sur le changement climatique sur l’utilisation des terres, son évolution, et les forêts, qui est jusqu’à présent la publication sur le sujet qui fait le plus autorité.

Un sujet important pris en considération à la sixième session de la Conférence des Parties de l’accord sur le changement climatique (COP-6), qui s’est tenue en novembre à La Haye, est de savoir si les projets concernant les forêts et le changement dans l’utilisation des terres peuvent entrer dans le cadre d’une mesure du Protocole de Kyoto désignée sous le terme de Mécanisme de développement “propre”. Cela permettrait aux pays développés qui sont parties de la convention sur le changement climatique d’acheter des “crédits” de carbone à des projets choisis dans des pays en développement.

En février, le CIFOR et l’Université du Maryland ont organisé à Bellagio (Italie) un colloque ayant pour objet d’examiner les possibilités et les risques qui pourraient résulter pour les communautés locales de projets proposés au titre du Protocole de Kyoto. A l’issue d’une semaine de discussions, les 24 participants venus de 12 pays rédigèrent deux mémoires d’orientation exhortant les négociateurs à modeler le Mécanisme de développement propre de telle sorte qu’il accroisse les perspectives économiques des communautés locales et ne porte pas préjudice aux moyens d’existence des populations des zones où seront implantés les projets. Ces mémoires ont été largement diffusés lors des réunions SBSTTA et COP-6+.

Les chercheurs du CIFOR ont également présenté à COP-6 plusieurs exposés sur les changements dans l’utilisation des terres et les forêts. Toutes les réunions publiques ont attiré un auditoire comprenant des ministres et autres négociateurs éminents. Le CIFOR distribua des mémoires généraux sur les “fuites” de carbone et sur les moyens d’existence des populations locales. Bien que COP-6 ne soit pas parvenu à un accord sur les activités forestières qui devraient être incluses dans le Mécanisme de développement propre, cette rencontre a fourni une occasion importante de diffuser des informations scientifiques sur les questions discutées lors des réunions.

Une voix influente dans les stratégies de conservation de la biodiversité

Le travail du Programme de conservation de la biodiversité du CIFOR est étroitement lié aux termes de la Convention sur la diversité biologique et aux délibérations de l’organe d’exécution de la Conférence des Parties. La Convention, qui compte à ce jour 180 signataires, élabore le programme international d’action pour conserver et promouvoir l’utilisation durable des végétaux, animaux et microorganismes du globe et de leurs habitats.

Le CIFOR joue un rôle essentiel dans les efforts liés à la Convention pour élaborer des critères et indicateurs qui permettent d’évaluer l’état changeant de la biodiversité dans une zone donnée, et d’assurer la conservation de la biodiversité propre à la forêt.

En 2000, le CIFOR a continué de jouer un rôle de conseil auprès de l’Organe subsidiaire de la Convention pour les conseils scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA) et des dirigeants du Fonds mondial pour la protection de l’environnement (GEP), mécanisme financier ayant pour objet d’appuyer les efforts des pays pour réaliser des programmes de conservation de la biodiversité et autres concernant l’environnement.

Dans de nombreux pays tropicaux, les forêts naturelles sont une source de bois d’œuvre importante pour procurer des revenus et appuyer le développement national. Reconnaissant que ces forêts ont peu de chance d’être mises en réserve pour la conservation, le CIFOR et d’autres organismes demandent instamment au Secrétariat du GEF d’étendre les dispositions actuelles pour inclure les forêts de production aussi bien que les aires protégées. Grâce à un rapport convaincant rédigé par le CIFOR et par l’IUFRO, les responsables du GEF étudient cette possibilité.

Le CIFOR travaille d’autre part avec les représentants du GEF à définir des politiques et des approches novatrices pour la conservation et l’utilisation rationnelle de la biodiversité forestière. Parmi les questions intéressantes figurent les moyens de s’assurer l’appui du secteur privé pour la conservation de la biodiversité dans les forêts de production, et d’intégrer la protection de la biodiversité dans les programmes de certification des bois.

La sixième session des parties de la Convention sur la biodiversité devrait s’axer fortement sur les questions de diversité biologique dans les forêts. A la demande instante du CIFOR et du Secrétariat de la Convention, un Groupe de travail ad hoc sur la biodiversité forestière a été constitué, et prépare actuellement une information en vue de la session prochaine. Le CIFOR et le Secrétariat élaborent d’autre part un programme de travail conjoint sur les questions de biodiversité forestière. Les compétences nécessaires seront fournies par les programmes de recherche du CIFOR sur des questions telles que :

·           Les effets des feux incontrôlés sur la diversité de la forêt, et les moyens de réduire les dommages causés par ces feux

·           Stratégies pour l’exploitation durable des ressources forestières autres que le bois

·           Le rôle que peuvent jouer les usagers forestiers dans l’évaluation des conditions de la forêt et pour aider à faire face aux menaces sur la biodiversité.

·           Les aspects de la biodiversité liés au changement climatique.

 

Faire des exploitants forestiers des partenaires coopérants dans la conservation de la faune sauvage

L’exploitation forestière est l’une des principales menaces tant directes qu’indirectes qui pèsent sur la faune sauvage. Les chantiers de coupe et les routes qu’ils ouvrent rendent les animaux plus aisément accessibles pour les chasseurs qui prélèvent de la “viande de brousse” pour leur propre consommation et pour la vente sur les marchés urbains. En même temps que certaines espèces sont exterminées, les habitats sont définitivement modifiés, ce qui influe sur l’ensemble de l’écosystème forestier.

Dans le bassin du Congo, une série d’actions pilotes sont en cours, associant des entreprises d’exploitation forestière et des ONG de défense de la nature pour chercher des moyens de réduire la menace que l’exploitation forestière fait peser sur la faune sauvage de la région. Les forêts du bassin du Congo représentent en surface le deuxième massif de forêt tropicale du globe. Les gorilles, les chimpanzés, les éléphants, les mandrills (Mandrillus sphinx), les colobes noirs (Colobus satanas) et les cercopithèques à queue rouge ou cercopithèques ascagnes (Cercopithecus ascanius) sont parmi les espèces les plus recherchées qui y vivent. Pourtant environ 10 pour cent seulement des forêts de la région sont classées en aires protégées, tandis que les concessions forestières occupent de vastes surfaces.

En novembre, le CIFOR a co-organisé un colloque qui s’est tenu à la Réserve de Lopé au Gabon, pour examiner les conclusions des activités pilotes. Les 40 participants provenaient de l’exploitation forestière, des services étatiques, de la communauté des donateurs, et d’ONG.

Ils ont appris que jusqu’à présent les résultats sont prometteurs. Les exploitants et les sociétés privées pour lesquelles ils travaillent ont montré leur bonne volonté à appuyer la protection de la faune sauvage, aussi longtemps que l’extraction de bois restera économiquement compétitive. Les entreprises veulent avoir l’assurance, toutefois, que toutes les réglementations sur la chasse et autres prescriptions concernant la gestion de la faune sauvage soient appliquées pareillement à toutes les concessions, et qu’aucune ne bénéficie d’un avantage déloyal. D’autres mesures jugées utiles sont la mise en place d’écogardes” aux limites de concessions forestières, l’adoption d’un code de conduite avec des sanctions et des incitations pour modifier le comportement des employés des chantiers d’exploitation, et la fourniture à ces employés d’autres sources de protéines.

Robert Nasi, qui dirige le Programme du CIFOR sur la conservation de la biodiversité, et Caroline Tulin du Centre international de recherches médicales de Franceville, ont organisé le colloque, placé sous les auspices de l’Association pour le développement de l’information environnementale au Congo. Nasi déclare qu’une telle rencontre  - au cours de laquelle de nombreux différents groupes ont trouvé un terrain commun d’entente – n’aurait pas été possible il y a cinq ans. Il attribue ce revirement à un changement d’attitudes de la part tant des exploitants forestiers que des mouvements de conservation.

“Il y a une préoccupation croissante de la part des entreprises privées au sujet de la possibilité d’un boycott des consommateurs à l’égard des bois et autres produits provenant de forêts non aménagées”, explique-t-il. “En même temps les ONG adoptent de plus en plus l’idée que, pour que les programmes de conservation puissent réussir, il faut qu’ils soient conçus et exécutés avec l’appui des entreprises privées et des populations locales dont les moyens d’existence dépendent du résultat”.

La Wildlife Conservation Society et l’Association interafricaine d’industries forestières sont également partenaires dans cette initiative, qui est financée par Conservation International, l’U.S. Forest Service, le WWF, le Fonds français pour l’environnement mondial, l’Institut de la Banque mondiale, et le Groupe d’action pour la crise de la viande de brousse.

 

La recherche sur les politiques conteste les méthodes de travail de la Banque mondiale

Etant donné la vaste portée de ses activités de prêt et de développement, la Banque mondiale a une influence considérable sur la condition de l’environnement à travers le monde. Dans un effort pour assurer que ses politiques n’encouragent pas le déboisement dans les pays où elle intervient, la Banque a adopté en 1991 une stratégie déclarant son engagement à éviter les dommages aux forêts et leur destruction. Début 2000, la Banque a reconnu que sa politique n’avait pas réussi aussi bien qu’espéré.

Cet aveu a fait suite à un vaste examen interne de la réalisation par la Banque de sa politique forestière de 1991. Lors de leur analyse, les experts du Département de l’évaluation des opérations de la Banque (DEO) sollicitèrent un avis des chercheurs du CIFOR travaillant au Programme sur les causes du déboisement, qui étudie les impacts sur les forêts d’influences extra-sectorielles telles que politiques macroéconomiques, politiques d’aménagement agricole et de régime foncier, développement des infrastructures. En définitive, le rapport du DEO conclut que la Banque n’a pas suffisamment considéré comment ses prêts dans d’autres secteurs ont pu contribuer indirectement au déboisement.

Le rapport du DEO porte également un regard critique sur le recours par la Banque à la conditionnalité pour réaliser la réforme du secteur forestier. L’analyse s’est appuyée sur des études de cas dans plusieurs pays, dont l’Indonésie et le Cameroun. Le CIFOR a là aussi été consulté, en raison des recherches actives qu’il mène dans ces pays, et les conclusions du centre ont été largement citées dans les rapports du comité.

En avril, le CIFOR et le Département du Développement international du Royaume-Uni ont fait appel aux conclusions du DEO pour stimuler un large débat en Indonésie sur les réformes proposées dans la gestion des forêts du pays, qui disparaissent à un rythme estimé de 1,3 million d’hectares par an. La rencontre organisée au CIFOR a attiré de nombreux participants représentant le Ministère des Forêts, le secteur privé, les organisations de défense de la nature, des donateurs et des ONG locales.

Deux des auteurs de l’examen du DEO faisaient partie du groupe de discussion. Parmi leurs remarques, ils déclarèrent que la Banque avait manqué une occasion d’exercer son influence pour susciter des réformes forestières en Indonésie, qui est l’un des principaux emprunteurs de la Banque mondiale.

Des représentants du gouvernement déclarèrent que des problèmes inhérents au système avaient sapé les tentatives répétées pour effectuer des réformes. Ils affirmèrent que la politique de protection des forêts de la Banque était impraticable en Indonésie parce qu’elle est en désaccord avec la législation du pays et avec les “réalités nationales”.

Bien que les participants représentent un large éventail d’intérêts différents, ils convinrent que des changements fondamentaux dans les politiques de gestion des forêts d’Indonésie sont nécessaires, et discutèrent sur un certain nombre de remèdes proposés. Cette rencontre qui a eu un grand succès a fourni une base solide pour un débat ouvert et permanent sur la question de la réforme forestière en Indonésie.

Recherche de moyens pour financer l’aménagement forestier dans les pays en développement

Parmi les recommandations émanant du Sommet mondial il y a près de dix ans figure un appel à aider les pays en développement à financer des actions de protection de l’environnement et de développement durable. Malheureusement, la réponse a été très lente à venir.

“Mobiliser des ressources financières pour l’aménagement forestier est l’une des questions les plus critiques et les plus politiquement sensibles procédant du Sommet mondial”, déclare Mafa Chipeta, Directeur général adjoint du CIFOR. “Le financement de l’aménagement forestier sera sans aucun doute une question prioritaire dans la communauté internationale pour longtemps encore”.

En 2000, le CIFOR a coordonné l’organisation du troisième d’une série de colloques internationaux sur cette question, conduits par des gouvernements nationaux. Chipeta présidait le Comité directeur, avec l’assistance de Mahendra Joshi, du Secrétariat du Forum international des Nations Unies sur les forêts. Soixante-dix personnes venues de 40 pays ont assisté au colloque, qui s’est tenu en janvier 2001 à Oslo (Norvège). Les résultats de cette rencontre seront d’une grande utilité pour les organismes internationaux qui se préoccupent d’aménagement forestier, tels que le Forum des Nations Unies sur les forêts.

Les participants conclurent que le manque de financement suffisant n’est généralement pas la principale contrainte qui freine les investissements pour l’aménagement forestier dans les pays en développement. C’est plutôt l’absence de conditions favorables qui est l’un des principaux obstacles. Pour “vendre” l’aménagement rationnel aux investisseurs publics et privés, convinrent-ils, les perspectives de gains économiques doivent être soulignées en même temps que les avantages écologiques et sociaux. Parmi les initiatives qu’ils suggérèrent pour aider à améliorer la situation actuelle, on note :

·           Lier les investissements en aménagement forestier dans les pays en développement plus étroitement à la pauvreté et autres préoccupations pressantes.

·           Promouvoir un commerce et des prix plus équitables, pour supprimer toutes les charges injustes assumées par les exploitants responsables offrant des produits de forêts rationnellement aménagées.

·           Réduire les degrés de risque réel et perçu pour les investisseurs privés.

·           Réduire les facteurs de dissuasion qui font monter les coûts d’opération et baisser les revenus, tels que réglementations abusives, infrastructures médiocres et marchés peu développés.

Le CIFOR utilise son site Web comme source centralisée d’information sur les questions discutées lors du colloque, qui a été financé par les gouvernements de Norvège et du Royaume-Uni, avec un appui complémentaire du Brésil, du Danemark, de la Malaisie et de l’Afrique du Sud. Chipeta déclare que le large éventail géographique de cet appui reflète l’ampleur de l’intérêt pour ce sujet. “La communauté mondiale veut voir des partenariats efficaces dans ce domaine”, observe-t-il. “Les progrès accomplis à Oslo permettront un pas en avant vers des mécanismes réalisables pour y parvenir”.

Aménager l’accès à l’information forestière mondiale

A l’heure actuelle, on n’a pas de moyen commode de faire le tri dans la masse considérable de données sur les forêts afin de trouver l’information répondant à un besoin particulier. Pour remédier à ce problème, le CIFOR fait équipe avec l’Union internationale des instituts de recherches forestières (IUFRO), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et autres en vue de mettre au point un système uniforme pour l’accès et le partage de l’information forestière à travers le monde. Baptisé Service d’information forestière mondiale, il fournira une voie d’accès par l’intermédiaire du Web à une vaste réserve d’information provenant de nombreuses organisations forestières nationales et internationales.

La large gamme de données relatives aux forêts rassemblées et cataloguées par des institutions variées est couramment disponible sous forme numérique, mais il y a peu de normalisation dans le cadre et la forme selon lesquels les données sont enregistrées. Le nouveau service remédiera à cette incohérence en introduisant des normes de “métadonnées” pour décrire les ressources disponibles (les métadonnées sont des données sur les données). Avec peu de modifications, ou en utilisant des tables de conversion, même des institutions ayant déjà des catalogues de métadonnées pourront rendre ceux-ci compatibles avec le cadre du système. La normalisation en même temps que la connectivité au Web permettront aux utilisateurs d’accéder aux différentes sources de données par l’intermédiaire d’une interface de recherche unifiée.

Michael Hailu, Directeur du Service d’information du CIFOR, est coordinateur adjoint d’un groupe de travail qui met au point le système en consultation avec des experts d’un certain nombre d’organisations forestières. La plus grande partie du travail technique est conduite au Secrétariat de l’IUFRO à Vienne et à la FAO à Rome.

L’un des principaux objectifs de cette nouvelle ressource est le développement des capacités, notamment en aidant les institutions nationales de recherche forestière dans les pays en développement à organiser leur information et la rendre plus aisément accessible. Bien que le service soit encore en cours d’organisation, l’IUFRO a récemment lancé un projet pour former des spécialistes de l’information forestière en Afrique à l’utilisation des métadonnées et des ressources d’Internet. Des équipements informatiques ont été mis en place sur cinq sites régionaux pour servir de support à la formation et de pivots pour le nouveau Service d’information forestière mondiale, qui est organisé avec l’appui de la Commission européenne. 

POLEX: service d’information rapide et efficace

Un effet important ne demande pas toujours un investissement important. Deux fois par mois, la liste d’adresses électroniques du CIFOR dénommée POLEX (Forest Policy Expert list serve) informe les chercheurs, organes de décision, gestionnaires forestiers et autres à travers le monde sur les découvertes et les rapports importants concernant les forêts. En moins de quatre ans, la liste d’abonnés au service s’est accrue jusqu’à plus de 3 000 – et continue de s’allonger. Un service POLEX en indonésien est également disponible, et début 2001 le CIFOR a introduit une version en espagnol.

Chaque message POLEX décrit des travaux récents du CIFOR, de ses partenaires ou d’autres institutions, avec une information sur la manière de contacter les auteurs et d’obtenir les rapports in extenso. David Kaimowitz, chercheur du CIFOR, rédige les résumés dans un style percutant qui souvent remet en question le savoir traditionnel et éveille l’attention des lecteurs. Il couvre un large éventail de questions forestières et de régions géographiques, mais porte une attention particulière aux analyses et aux résultats de recherche provenant de pays en développement.

Quelle est l’efficacité de POLEX ? En octobre, la FAO a annoncé la disponibilité de son Etude sur les perspectives mondiales des produits forestiers (Document de travail N°3) en postant l’information sur quatre listes concernant les forêts. Elle a reçu 255 demandes d’exemplaires. Ce nombre a doublé après que le rapport eût été décrit dans un message POLEX de novembre, qui suscita 256 nouvelles demandes. De même, après que POLEX eût diffusé une étude sur le financement de la conservation rédigé par la Banque interaméricaine de développement, le forestier principal de la Banque, Kari Keipi, reçut 600 demandes d’exemplaires. Au cours d’une période récente de 10 semaines, quelque 25 destinataires de POLEX dans 16 pays envoyèrent des commentaires non sollicités disant qu’ils trouvaient ce service extrêmement utile, et les matières décrites intéressantes pour leur travail.

Qui reçoit POLEX ?

Amérique Latine          

  470
Asie et Sud Pacifique 375
Afrique 153
Universitaires dans des pays développés 584
CGIAR et CATIE 149*
Banques multilatérales 173*
Organismes bilatéraux 405*
Organismes des Nations Unies 158*
ONG internationales 470*
Autres Europe  260
Autres 261
Total    3,205

*   Comprend des personnes dans des pays en développement  non incluses dans les catégories précédentes

 

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