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Message du President du Conceil d'administration
La vision du CIFOR
bullet.gif (105 bytes) le CIFOR en un coup d'œil
bullet.gif (105 bytes) Valeurs institutionnelles du CIFOR
bullet.gif (105 bytes) Produits de la recherche du CIFOR
bullet.gif (105 bytes) Un cadre conceptual en vue de placer les problèmes prioritaires au premier plan
bullet.gif (105 bytes) Une vision plus large des forêts
bullet.gif (105 bytes) Le Nature de la recherche du CIFOR
bullet.gif (105 bytes) Programme de recherche du CIFOR en fonction des problèms à résoudre
Entretien avec le Directeur général
Les forêts en tant que ressources mondiales
Recherche sur des questions forestières nationales et régionales
De la pauvreté au pouvoir : améliorer les conditions de vie et l’administration locale
Vision d’ensemble : l’aménagement forestier intégré et durable
De nouvelles techniques mises à l’épreuve : la Forêt de recherche de Bulungan à Bornéo
Le peuple de la forêt : les Punan du fleuve Malinau
Partage de la connaissance et recherche d’un impact
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Conseil d’administration et personnel
Publications et partenaires
 
La vision du CIFOR

Le CIFOR est une organisation scientifique mondiale qui a pour mission d’accroître les bénéfices de forêts pour tous les peuples.

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Le CIFOR en un coup d’œil

Le Sommet mondial et autres rencontres sur l’environnement ont attiré l’attention sur le besoin de connaissances scientifiques concernant les conséquences écologiques, sociales et économiques du déboisement. Le CIFOR a été fondé en 1993 pour répondre à cette préoccupation.

Quelques faits élémentaires sur le CIFOR :

·          Seizième centre de recherche affilié au Groupe consultatif de la recherche agricole inter-
nationale (GCRAI)

·           Siège à Bogor (Indonésie), avec des bureaux régionaux au Brésil, au Cameroun et au Zimbabwe.

·           Effectif total 150 personnes, dont 45 chercheurs recrutés internationalement dans le domaine des sciences physiques et sociales.

·           Financé par des fonds institutionnels et des subventions spécifiques de donateurs, avec un budget annuel de 13 millions de dollars en 2000.

·           Conduit des recherches dans 30 pays tropicaux et subtropicaux.

·           Collabore avec des institutions forestières nationales, des universités, des instituts de recherche, des groupes de défense de la nature, des donateurs et des organismes de développement, des organes de décision, des ONG et d’autres centres du GCRAI.

 

Valeurs institutionnelles du CIFOR

Tous ceux qui travaillent pour ou avec le CIFOR s’efforcent d’instaurer un état d’esprit institutionnel qui :

·           Est guidé par un engagement à éradiquer la pauvreté et protéger l’environnement

·           Est orienté vers l’efficacité et s’engage à dispenser équitablement la connaissance en tant que bien public international

·           Stimule le développement intellectuel en encourageant la créativité, un esprit de curiosité et une remise en question permanente de la connaissance traditionnelle

·           Encourage le professionnalisme et l’excellence en s’attachant aux normes scientifiques et éthiques les plus élevées

·           Respecte les droits de propriété intellectuelle des autres

·           Honore le travail manuel et tire le meilleur de chacun

·           Encourage l’esprit d’équipe tout en défendant l’indépendance de pensée

·           Met l’accent sur la connaissance des réalités locales mais s’efforce de la placer dans une perspective mondiale au bénéfice des communautés qui dépendent des forêts

·           Evite la discrimination ou le harcèlement pour des raisons de race, de religion, de sexe, de nationalité, d’origine ethnique, d’âge, d’appartenance politique, d’orientation sexuelle, de situation de famille ou de statut hiérarchique

·           S’efforce de tirer avantage de la diversité

·           Apprécie la responsabilité, l’honnêteté, la transparence et le partage équitable de l’information

·           Attend la discrétion et exige le respect des autres dans la conduite de toutes activités

·           Respecte les lois, coutumes et valeurs culturelles locales

·           Permet aux membres du personnel d’exercer leurs droits civiques personnels tout en préservant le caractère non politique du CIFOR

·           Attend une citoyenneté exemplaire du personnel dans les communautés où nous travaillons et vivons

 

Produits de la recherche du CIFOR

·           Indications sur les causes et les processus de destruction et de dégradation des forêts

·           Analyse des problèmes forestiers pour aider à élaborer des politiques mondiales et nationales

·           Information en vue d’accroître les bénéfices économiques du développement des productions forestières

·           Approches novatrices pour accroître la participation des usagers à la gestion des forêts

·           Instruments, stratégies et pratiques optimales pour une meilleure gestion des forêts

·           Développement des capacités des chercheurs nationaux

·           Méthodes propres à créer des reboisements tropicaux viables à long terme et bénéfiques pour les populations locales

·           Connaissances à l’appui de la conservation de la biodiversité

·           Appui à des approches intégrées de la gestion des ressources naturelles

·           Information scientifique pour un meilleur aménagement des forêts

 

Un cadre conceptuel en vue de placer les problèmes prioritaires au premier plan

Le CIFOR a récemment élaboré un cadre conceptuel pour aider à décider quels sont les problèmes relatifs aux forêts que le centre peut et doit traiter. La mission du CIFOR est de fournir un appui scientifique aux efforts visant à prévenir la dégradation de l’environnement et mettre fin à la pauvreté parmi les populations tributaires des forêts.

Le cadre conceptuel commence par reconnaître un groupe de problèmes qui font obstacle aux progrès dans ces deux domaines, et rendent difficile l’instauration d’un aménagement et d’une utilisation rationnels des forêts.

Les problèmes se classent en quatre grandes catégories :

·           Conflits et compétition croissants liés à une demande accrue de terres et autres ressources forestières

·           Distribution inéquitable des coûts et bénéfices dans l’utilisation des forêts et des terres

·           Défaut d’adoption de “pratiques optimales”

·           Manque d’institutions efficaces nécessaires pour apporter des changements positifs

Le Cadre conceptuel reconnaît les causes profondes de ces problèmes, qui résident dans la manière dont les populations utilisent et gèrent les forêts et les ressources forestières. Cela indique que, pour que le CIFOR ait un maximum d’impact, il doit reconnaître les problèmes à étudier les plus susceptibles de conduire à des résultats permettant aux populations d’agir d’une manière qui favorise la protection de l’environnement et l’utilisation rationnelle des forêts.

Comme toute organisation, le CIFOR a des ressources limitées, et il doit établir des priorités. Outre qu’il aide à déterminer les domaines où le CIFOR peut et doit concentrer ses efforts, le Cadre conceptuel est utile pour déterminer les problèmes qui sortent de son mandat et de ses capacités actuels, déclare le Directeur de la Recherche, Kenneth MacDicken.

Une vision plus large des forêts

A l’aube du nouveau millénaire, la société reconnaît plus que jamais auparavant l’importance des forêts tropicales du globe, et la nécessité de le conserver pour leurs bienfaits actuels et futurs. Cependant, le déboisement se poursuit à une grande échelle. Selon la Situation des forêts mondiales en 1997 de la FAO, les pays en développement ont perdu, entre 1990 et 1995, en moyenne 13,7 millions d’hectares de forêts naturelles par an. En outre des millions d’hectares sont dégradés et ont perdu leur capacité de production.

Le Centre de la recherche forestière internationale (CIFOR) s’efforce de trouver des moyens d’aménager les forêts et savanes boisées des régions tropicales et subtropicales en vue d’assurer leur survie. Mais la protection des forêts demande plus que de simplement sauver les arbres.

Les forêts sont des systèmes biologiques complexes qui procurent à la société une large gamme de produits essentiels – bois d’œuvre, bois de feu, aliments, médicaments, matières premières. Elles fournissent des services écologiques tels que protection des bassins versants et des sols, et emmagasinage du carbone pour tempérer le changement climatique. Les forêts tropicales renferment à elles seules plus de la moitié des espèces végétales et animales du globe, qui sont menacées par toutes sortes de pressions associées aux activités humaines.

Pour des millions d’habitants pauvres des pays en développement, les forêts et les savanes boisées sont l’habitat auquel ils sont attachés, en même temps qu’une source indispensable de biens pour leur subsistance et leurs revenus. La Banque mondiale note dans son Rapport sur le développement 2000/2001 que la pauvreté des populations tient souvent au fait qu’elles n’ont pas le pouvoir d’influer sur les facteurs sociaux et économiques qui déterminent leur bien-être. Elles sont aussi sans pouvoir parce qu’elles sont pauvres. Pour échapper à la pauvreté, les populations tributaires des forêts doivent être mises à même d’obtenir une plus grande sécurité d’accès à la forêt et à ses bénéfices.

Satisfaire la large gamme de besoins humains et écologiques exige de nouvelles approches de la gestion de nos forêts, et une recherche d’une nature différente. Tout le travail du CIFOR s’appuie sur une conception de l’aménagement forestier fondée sur deux axiomes de base. Tout d’abord, les forêts doivent être aménagées pour remplir un ensemble de fonctions écologiques, sociales, économiques et culturelles, et non servir seulement des intérêts uniques, tels qu’exploitation forestière ou conservation, comme cela était le cas dans le passé. Ensuite, les besoins et les intérêts des communautés tributaires des forêts et des autres ayants droit doivent être pris en compte dans tous les plans de mise en valeur et toutes les décisions concernant la gestion et la conservation des forêts.

La nature de la recherche du CIFOR

Traduisant la complexité de la gestion forestière aujourd’hui, la recherche du CIFOR est :

·       Multidisciplinaire, traitant des dimensions sociale, technique et économique de l’utilisation et de la conservation des forêts

·       Faite en collaboration, s’appuyant sur des partenariats pour avoir un large impact

·       Décentralisée, pour mieux s’adapter et répondre aux conditions locales

·       A échelle multiple, pour considérer les différents aspects des problèmes forestiers au niveau local, national, régional et international

·       En accord avec les politiques en vigueur, afin d’avoir des résultats durables

 

Programme de recherche du CIFOR en fonction des problèmes à résoudre

Le problème : les forêts sont des écosystèmes qui procurent à la société de nombreux biens et services différents. Cependant les forêts tropicales ne sont pas aménagées d’une manière qui prenne en compte les interactions complexes à l’intérieur de l’écosystème et entre les biens et services demandés par les divers usagers.

Solutions possibles : le CIFOR encourage activement le développement et l’adoption d’approches intégrées de l’aménagement forestier. Le Programme d’Aménagement forestier s’efforce de développer l’information, les outils et les pratiques nécessaires pour aider les organes de décision et les gestionnaires forestiers à mieux appréhender quels seront les coûts et bénéfices pour les divers usagers selon les différents choix d’aménagement.

Le problème : les politiques mises en œuvre par les gouvernements et les institutions internationales dans d’autres secteurs peuvent involontairement mais dramatiquement contribuer à la destruction et à la dégradation des forêts. Pourtant ces causes indirectes sont souvent méconnues, et leur rapport avec le déboisement n’est pas bien appréhendé.

Solutions possibles : le Programme Causes du déboisement, de la dégradation des forêts et des changements dans le bien-être humain analyse les facteurs extra-sectoriels qui influent sur les conditions des forêts et sur les moyens d’existence des populations forestières, pour aider à orienter les réformes de politiques.

Le problème : Le besoin de terres agricoles pour nourrir une population mondiale en expansion, et la demande permanente de matériaux de construction, de pâte et papier et d’autres produits ligneux intensifient la destruction des forêts naturelles, de plus en plus réduites dans les pays tropicaux.

Solutions possibles : le Programme Plantations forestières fournit les connaissances nécessaires pour faire des forêts artificielles une source supplémentaire de bois économiquement viable et socialement acceptable dans les régions tropicales.

Le problème : les communautés locales ont généralement été exclues des décisions concernant l’aménagement des forêts et l’utilisation des terres, au profit d’intérêts plus puissants. En conséquence, des millions d’habitants pauvres des pays en développement n’ont pas accès aux forêts dont dépendent leurs besoins journaliers.

Solutions possibles : les techniques étudiées par le Programme Population locale, délégation de pouvoirs et cogestion forestière adaptative offrent un moyen pour les divers usagers de négocier l’utilisation des forêts environnantes au bénéfice de tous.

Le problème : beaucoup de gens reconnaissent la nécessité de préserver la diversité biologique que renferment les forêts tropicales. Comment peut-on concilier cela avec les besoins de développement humain et avec la réticence de la société à soustraire des surfaces à l’usage humain ?

Solutions possibles : le Programme Conservation de la biodiversité recherche des solutions pour intégrer la conservation et l’utilisation durable des ressources génétiques et autres ressources biologiques dans un aménagement forestier reposant sur une large base.

Le problème : Les produits forestiers occupent souvent une place importante dans les moyens d’existence des populations rurales. Il y a un besoin aigu de stratégies qui favorisent le développement de productions forestières tout en évitant de compromettre la pérennité des ressources.

Solutions possibles : le Programme Produits forestiers et population étudie l’utilisation et le commerce de produits forestiers en relation avec la conservation et le développement, comme base pour formuler des politiques avisées sur les produits forestiers autres que le bois et guider les décisions d’investissement.

 

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