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Message du President du Conceil d'administration
Le CIFOR en un coup d’œil
Une vision plus large des forêts
Entretien avec le Directeur général
Les forêts en tant que ressources mondiales
Recherche sur des questions forestières nationales et régionales
De la pauvreté au pouvoir : améliorer les conditions de vie et l’administration locale
Vision d’ensemble : l’aménagement forestier intégré et durable
De nouvelles techniques mises à l’épreuve : la Forêt de recherche de Bulungan à Bornéo
Le peuple de la forêt : les Punan du fleuve Malinau
Partage de la connaissance et recherche d’un impact
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Améliorer l’accès à l’information dans le cyberespace

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Une stratégie de gestion de la connaissance

bullet.gif (105 bytes) Accroissement de la couverture médiatique et sensibilisation du public
bullet.gif (105 bytes) Un large éventail de publications – maintenant sur un seul CD-ROM
bullet.gif (105 bytes) En 2000, une préoccupation accrue d’impact
Critères clefs pour l’"Analyse de portefeuille"
Donateurs
Etats financiers
Conseil d’administration et personnel
Publications et partenaires
 
Partage de la connaissance et recherche d’un impact

Pour influer sur les politiques et les pratiques forestières, les résultats de la recherche doivent atteindre de nombreux publics différents. Un aspect important du travail du CIFOR est de concevoir des stratégies pour renforcer le flux d’information et réaliser les résultats escomptés.

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Améliorer l’accès à l’information dans le cyberespace

En 2000, le CIFOR a continué d’améliorer la diffusion et l’accès à ses ressources d’information tant au plan interne qu’à l’extérieur. Le contenu du site Web du centre s’est considérablement accru, et ce site est devenu un support important pour une diffusion rapide et efficace de l’information.

Les membres du Groupe des Services d’information du CIFOR ont mis en place des sites Web à l’appui des colloques et des initiatives du CIFOR sur l’aménagement intégré des ressources naturelles, la gestion des ressources génétiques dans les écosystèmes, le financement de l’aménagement forestier et autres actions forestières, et le Mécanisme de développement “propre” du Protocole de Kyoto. Ces sites ont non seulement fourni une information sur les colloques, mais ont également offert un “espace de travail” pour transmettre et examiner des documents de conférence, discuter de problèmes et obtenir des documents de fond. Les sites Web continuent de servir de dépôt d’information et de tribune pour les débats en cours.

IntraCIFOR – l’intranet du centre, créé en 1999 – est maintenant devenu la principale voie d’échange d’information à travers toute l’institution. Chaque programme et chaque département entretiennent maintenant leurs propres pages Web, qui sont mises à jour régulièrement. L’information disponible est très vaste ; elle va de profils de personnel et d’un calendrier des événements à des services d’appui tels que prospection de recherches, analyses de publications et rapports financiers.

 

Une stratégie de gestion de la connaissance

En tant qu’organisation mondiale de recherche travaillant en collaboration avec de nombreux partenaires, le CIFOR considère le partage de la connaissance comme important. Jusqu’à présent, toutefois, le personnel et la direction ont peu de notion des principes et des pratiques afférents.

Avec un appui du Programme du GCRAI sur le changement structurel, le CIFOR a commencé en 2000 à étudier le rôle de la gestion de la connaissance en relation avec l’accomplissement de la mission du centre, en tant que fondement pour élaborer une stratégie en vue d’améliorer le flux de connaissance du centre. Des exercices ont été conçus pour établir une compréhension commune de la gestion de la connaissance, déterminer les étapes essentielles nécessaires pour l’appliquer efficacement et dégager une vision de la manière dont elle doit fonctionner, fondée sur les valeurs d’organisation que le CIFOR entend exprimer (telles qu’excellence, multidisciplinarité, collaboration, sensibilité culturelle, engagement à produire un impact).

L’élaboration d’une stratégie amènera à examiner les opérations en cours pour déterminer quels changements sont nécessaires dans trois grands domaines : processus et systèmes, contenu de l’information et de la connaissance, population et culture.

Les efforts réalisés à ce jour ont fourni un certain nombre de leçons qui pourraient être utiles pour d’autres organisations intéressées à améliorer leur gestion de la connaissance :

·            La gestion de la connaissance est complexe, parce qu’elle s’occupe de la manière dont l’organisation entière et son personnel – et non pas seulement un programme ou une division donnés – gèrent et transmettent l’information.

·            Acquérir une bonne compréhension de la différence entre “connaissance” et “information”, ensuite aborder la gestion de la connaissance en conséquence, est un processus qui prend un certain temps.

·            La gestion de la connaissance va au delà de questions de gestion de la technologie ou de l’information, comme le démontre l’inclusion de discussions sur la gestion de la recherche, la constitution d’équipes, les “communautés de pratique” et la culture d’organisation.

·            La notion de “partage de la connaissance” est plus facile à comprendre que celle de “gestion de la connaissance”.

 

Accroissement de la couverture médiatique et sensibilisation du public

Faisant appel aux services de plusieurs consultants, le CIFOR a en 2000 sensiblement élargi la couverture médiatique internationale et nationale de ses activités. Des notes d’information et des articles de fond ont paru sur plusieurs importants supports médiatiques, dont certains concernant des réunions internationales sur des questions forestières et environnementales. D’autre part, l’Unité de communication a renforcé ses relations avec The Jakarta Post, important journal de langue anglaise, afin de toucher les dirigeants indonésiens et les représentants d’ONG internationales et de la communauté des donateurs en Indonésie. Cet effort a amené à une couverture accrue par ce journal du travail du CIFOR durant toute l’année.

Parmi les articles publiés en 2000 on note un long article paru en novembre dans le Financial Times (Royaume-Uni), en rapport avec des réunions internationales sur le Mécanisme de développement propre du Protocole de Kyoto. Intitulé “The Carbon Trappers” (“Les piégeurs de carbone”), cet article du consultant Charlie Pye-Smith examine les avantages et les inconvénients de l’inclusion de projets forestiers dans le Mécanisme de développement propre, qui a été un important sujet de discussion à la Conférence de La Haye sur le changement climatique. Des commentaires de Kenneth MacDicken et Joyotee Smith, du CIFOR, sont présentés dans cet article et dans un reportage sur la rétention du carbone produit par le programme “One Planet” de BBC World Service. Pye-Smith a également produit pour BBC World Service un programme “Omnibus” de 30 minutes sur les feux de forêt en Indonésie, à partir d’une tournée à travers Sumatra avec Grahame Applegate. Un article sur le même sujet a été publié dans The Jakarta Post.

En décembre, une information publiée par le service de nouvelles financières Bloomberg et une nouvelle diffusée par le CIFOR ont éveillé un large intérêt pour le rapport approfondi de Chris Barr sur les industries de pâte et papier d’Indonésie. Le CIFOR a reçu plus de 400 demandes pour ce document, qui est posté sur le site Web du centre pour un accès aisé.

En février 2001, International Herald Tribune a publié dans sa section Opinion un article de Jeffrey Sayer, Directeur général du CIFOR, intitulé “Get the Forest People on Your Side” (“Mettez les populations forestières de votre côté”). Il y décrit ses conversations avec des villageois de la partie indonésienne de Bornéo, au cours desquelles ils expliquaient comment ils utilisent et apprécient les forêts qui les entourent. L’article se conclut sur un appel aux dirigeants de ce monde pour qu’ils se souviennent des besoins des populations forestières lorsqu’ils élaborent des programmes internationaux sur les forêts et la conservation.

Parmi les autres actions de sensibilisation menées durant l’année, le CIFOR a organisé une réunion satellite lors du Congrès mondial de l’IUFRO à Kuala Lumpur (Malaisie). Durant cet événement, le CIFOR a décerné une récompense à Mariliza Tiscay-Ruscoe, de l’Université des Philippines à Los Baños. Sa thèse de troisième cycle en sciences forestières avait été sélectionnée comme la meilleure par un jury de chercheurs du CIFOR, qui a jugé les candidats d’un nouveau concours pour étudiants, parrainé par l’Association des étudiants forestiers de l’ANASE.

 

Un large éventail de publications – maintenant sur un seul CD-ROM

Le CIFOR a publié et diffusé en 2000 une large gamme de publications, destinées à des publics différents : 10 monogaphies et 7 publications occasionnelles, 3 numéros du bulletin d’information de 12 pages du CIFOR, CIFOR News, chacun en langue anglaise, française et espagnole ; le Rapport annuel du centre ; Résumés de recherche (Research Abstracts), également en anglais, français et espagnol ; plusieurs documents d’orientation ; un certain nombre d’affiches et dépliants ; un calendrier de bureau : Publications extérieures du personnel du CIFOR en 2000, comprenant plus de 75 articles de revues, ouvrages et chapitres d’ouvrages [voir Annexes].

Une publication spéciale en 2000 – la première du genre pour le CIFOR – est un recueil de 48 pages de photographies artistiques en noir et blanc de populations Penan vivant dans les forêts de la partie indonésienne de Bornéo, où le CIFOR mène des recherches actives. Ces photographies ont été prises par le photographe français Christophe Kuhn au cours d'un séjour de deux mois (voir page 46). Cet ouvrage est publié par le CIFOR avec l'appui financier de l'Institut de recherches pour
le développement (IRD).

Le CIFOR a également édité une version mise à jour de son CD-ROM contenant toutes les publications du centre de 1993 à 2000. Il contient le texte intégral des publications ainsi que des extraits et des résumés de tous les documents publiés à l’extérieur par le personnel du CIFOR au cours de ces sept années. Les documents in extenso sont présentés en PDF (Portable Document Format – Format de document compatible), qui permet aux utilisateurs de lire et d’imprimer un document sous sa présentation originale. Le CD-ROM comporte d’autre part une fonction de recherche facile à utiliser.

 

En 2000, une préoccupation accrue d’impact

Dans tout effort de recherche, la question fondamentale qui se pose est celle-ci : Quelle différence cela fait-il ? Comment les conclusions de la recherche amélioreront-elles les conditions de vie ou accroîtront-elles notre capacité de résoudre un problème donné ? Pour le CIFOR, comme pour les institutions partenaires du GCRAI, la question de l'évaluation d'impact est importante pour assurer que le centre remplit bien sa mission.

Dans le passé, un important sujet d’attention était de reconnaître des “voies d’impact” – c’est-à-dire de reconnaître les besoins et les capacités des bénéficiaires ciblés, et de concevoir des projets de recherche d’une manière telle, qu’ils doivent conduire aux changements voulus sur le terrain. En 2000, cependant, un autre élément important de l’évaluation d’impact a occupé le devant de la scène : la fixation de priorités. Aidé par un “séminaire de simulation” en avril, le CIFOR a travaillé à la définition de meilleures méthodes internes pour déterminer des priorités dans des domaines stratégiques de recherche et analyser des “portefeuilles” de recherche au niveau du projet.

La technique d’"analyse de portefeuille" comporte une mesure de notation et pondération de cinq critères clefs [voir tableau], suivie par une discussion serrée des facteurs, dans un projet donné, qui présentent une forte variation dans leur notation. “La méthode est particulièrement intéressante lorsqu’elle est combinée au calcul du coût intégral de la recherche”, déclare Michael Spilsbury, chercheur chargé de l’évaluation d’impact au CIFOR. “Les responsables de recherches peuvent employer cette approche comme instrument pour analyser l’ensemble du portefeuille d’investissements de recherche, afin de ne pas éliminer unilatéralement des projets ayant un faible impact potentiel”.

Les résultats de ce travail et d’autres au CIFOR sur l’évaluation de la recherche et l’appréciation de son impact ont été présentés en mai à un public international, lors d’un colloque organisé par le Comité permanent sur l’évaluation d’impact du GCRAI, qui s’est tenu au siège de la FAO à Rome.

 

Critères clefs pour l’"Analyse de portefeuille"

Aspects stratégiques

1.        Conformité avec l’orientation stratégique

2.        Contribution à d’autres projets du CIFOR

3.        Renforcement de la capacité de recherche du CIFOR

Potentiel d’impact (en rapport avec les objectifs du CIFOR d’améliorer les conditions de vie des populations rurales)

4.        Population concernée et contribution à ses moyens d’existence

5.        Importance de l’impact sur l’environnement

6.        Renforcement de la capacité de recherche

Contexte d’intervention

7.        Obstacles et incitations, depuis l’adoption jusqu’aux résultats (gouvernement et industrie)

8.        Actions requises pour faire connaître et adopter les résultats de la recherche, et cheminement plus ou moins direct de l’impact, des utilisateurs aux bénéficiaires

9.        Capacité et volonté d’utiliser, adapter et diffuser les résultats et les processus de la recherche

Potentiel scientifique

10.    Temps nécessaire pour produire et diffuser les résultats

11.    Fécondité des divers domaines de la recherche

12.    Probabilité de succès technique

Capacité de recherche

13.    Viabilité financière

14.    Qualité et étendue des compétences disponibles, “masse critique” d’effort

15.    Qualité de l’infrastructure institutionnelle, des systèmes et du personnel d’appui

16.    Climat existant pour la créativité et l’innovation

 

 

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