L’avenir de la faune sauvage en Afrique centrale passe par l’implication des communautés locales | Center for International Forestry Research

L’avenir de la faune sauvage en Afrique centrale passe par l’implication des communautés locales

Bogor, Indonésie, le 9 août 2017

Pour de nombreuses familles rurales en Afrique centrale, la chasse joue un rôle primordial à la fois dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et dans l’apport d’une part significative de revenus par la vente du gibier. La quantité de viandes sauvages consommée annuellement dans le Bassin du Congo est ainsi estimée à plus 7 millions de tonnes, soit approximativement l’équivalent de deux tiers de la production bovine de l’Union européenne. Cette demande en viandes sauvages tend à augmenter avec la croissance démographique, entraînant une exploitation accrue et non durable des populations animales sauvages qui menace, à terme, la survie de certaines espèces.

A défaut d’alternatives efficaces et durables, un consensus émerge progressivement sur la nécessité de mettre en place en Afrique centrale les conditions d’une exploitation durable des espèces sauvages pour faire face simultanément aux enjeux de conservation de la biodiversité, de sécurité alimentaire et de maintien de moyens de subsistance locaux. En ce contexte, les communautés locales pourraient devenir des partenaires essentiels d’une gestion plus durable de la faune et de la chasse.

Un ouvrage de référence 

Le livre « Communautés locales et utilisation de la faune en Afrique centrale », édité par la FAO, le CIFOR et le CIRAD, propose des réponses concrètes pour appuyer l’émergence d’une gestion locale et participative de la faune et de la chasse en Afrique centrale.

A travers cette publication, la FAO, le CIFOR et le CIRAD offrent des informations utiles qui pourront inspirer les décideurs politiques, gestionnaires de la faune sauvage et bailleurs de fonds dans leur réflexion sur les mesures à prendre pour relever les défis, encore nombreux, de l’utilisation durable de la faune par les populations qui dépendent des viandes sauvages pour leur subsistance.

Ce livre documente et capitalise les leçons apprises du projet intitulé « Gestion durable de la faune et du secteur de la viande de brousse en Afrique centrale », mis en œuvre entre 2012 et 2017 au Gabon, en République centrafricaine, en République du Congo et en République démocratique du Congo. Financé par la FAO et le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), ce projet visait à conduire des tests pilotes de gestion participative de la faune et de la chasse.

Selon Nathalie van Vliet, Experte au CIFOR et coéditrice de l’ouvrage, « ce livre pose des questions essentielles afin de guider de nouveaux projets sur la gestion participative de la faune en Afrique ». S’appuyant sur un état des connaissances existantes et sur les expériences du projet, ce livre se veut être un document de référence pour comprendre les enjeux de la gestion durable de la faune sauvage dans la sous-région. Il « a l’avantage de balayer pour la première fois la problématique de la gestion durable de la faune, non pas sous un seul prisme mais selon une approche pluridisciplinaire. Ce livre partage le point de vue d’économistes, de psychologues, de praticiens de terrain mais également de personnes qui parlent de leurs expériences et des modèles qui ont émergé au cours du projet » explique Jean-Claude Nguinguiri, Fonctionnaire au département forêts de la FAO et coéditeur de l’ouvrage.

La participation du CIFOR à l’ouvrage s’est faite dans le cadre de l’initiative de recherche sur la viande de brousse du Programme de recherche du CGIAR sur les forêts, les arbres et l’agroforesterie (FTA). Cet ouvrage fut produit grâce au soutien financier du FEM, du Fonds du CGIAR, USAID et le CIRAD.

 


REFERENCE COMPLETE DE L’OUVRAGE : 

FAO/CIFOR/CIRAD. 2017. Communautés locales et utilisation durable de la faune en Afrique centrale, par van Vliet N., Nguinguiri J. -C., Cornelis D. et Le Bel S. (éds). Libreville – Bogor – Montpellier.

CIFOR ISBN : 978-602-387-054-7

LIEN DE TELECHARGEMENT : 

http://dx.doi.org/10.17528/cifor/006488

CONTACT PRESSE : 

Rodrigo Ordóñez, CIFOR : r.ordonez@cgiar.org, +62 82124935323

CONTACT SCIENTIFIQUE (COEDITRICE) : 

Nathalie Van Vliet, CIFOR, est disponible pour des entrevues.  

PHOTOS :  

Bassin du Congo : Viande de brousse et conservation 

Viande de brousse dans le monde

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

La FAO est une organisation intergouvernementale qui œuvre pour l’éradication de la faim et de la malnutrition à travers le monde. Ses activités visent à atteindre la sécurité alimentaire pour tous, en veillant à ce que les êtres humains aient un accès régulier à une nourriture de bonne qualité qui leur permette de mener une vie saine et active. Les trois principaux objectifs de cette organisation sont les suivants : contribuer à éradiquer la faim, l’insécurité alimentaire et la malnutrition ; éliminer la pauvreté et favoriser le progrès social et économique pour tous ; et gérer et utiliser de manière durable les ressources naturelles, y compris la terre, l’eau, l’air, le climat et les ressources génétiques, au profit des générations présentes et futures.

Centre de recherche forestière internationale (CIFOR)

Le CIFOR contribue au bien-être humain, à l’équité et à l’intégrité de l’environnement en réalisant des travaux de recherche novateurs, en renforçant les capacités de ses partenaires et en nouant le dialogue avec tous les acteurs afin d’éclairer les politiques publiques et les pratiques qui touchent les forêts et les populations. Le CIFOR est un centre de recherche du CGIAR, qui dirige le Programme de recherche du CGIAR sur les forêts, les arbres et l’agroforesterie (FTA). Le siège du CIFOR est à Bogor, Indonésie, avec des bureaux à Nairobi, Kenya, Yaoundé, Cameroun, et Lima, Pérou.

Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD)

Le CIRAD est l’organisme français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes. Ses activités relèvent des sciences du vivant, des sciences sociales et des sciences de l’ingénieur appliquées à l’agriculture, à l’alimentation, à l’environnement et à la gestion des territoires. Le CIRAD dispose d’un réseau de partenaires sur trois continents et de 14 directions régionales. Son partenariat de long terme est structuré par 23 dispositifs de recherche et d’enseignement en partenariat regroupant 200 institutions des pays du Sud, auxquels sont affectés 200 de ses chercheurs dont 100 en Afrique. Le centre de Montpellier qui est la principale implantation géographique du CIRAD, joue un rôle de nœud de réseaux connecté avec toutes les implantations du CIRAD et tous ses agents présents dans près de 50 pays.

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