Dix ans de REDD+ dans un contexte politique changeant en République Démocratique du Congo

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Messages clés

  • Au cours de la dernière décennie, le processus REDD+ en République Démocratique du Congo (RDC) s’est écarté de la planification gouvernementale initiale en raison de changements politiques aux niveaux international et national.
  • Alors que la participation est perçue par le gouvernement et les acteurs internationaux comme l’une des plus grandes réalisations de la REDD+ en RDC, les acteurs non étatiques, particulièrement les organisations de la société civile et les groupes autochtones, restent sceptiques quant à leurs participations dans le processus décisionnel. En effet, les inégalités sociales et les rapports de pouvoir au niveau local peuvent faire obstacle à la mise en œuvre d’instruments participatifs et l’implication des communautés locales et autochtones, entravant ainsi leur capacité à réduire la déforestation et la pauvreté.
  • L’économie politique et le manque de données sur la déforestation et la dégradation forestière, ainsi que sur la vaste zone marécageuse récemment découverte en RDC, rendent difficile le suivi, la notification et la vérification de la réduction des émissions forestières dans un contexte de gouvernance à plusieurs niveaux. L’expérience du projet REDD+ juridictionnel de Maï-Ndombe testé à grande échelle en RDC met en évidence des difficultés liées au coût de production de données fiables et en temps opportun.
  • Soutenir le financement de la REDD+ en RDC est difficile, car le pays dépend entièrement de financements internationaux pour lutter contre le changement climatique. De plus, le mécanisme de partage des bénéfices reste à préciser. Par conséquent, il y a un manque de flexibilité pour faire face aux coûts imprévus qui peuvent résulter de la mise en œuvre du processus. Cela compromet la réussite du processus et suscite des incertitudes quant aux résultats escomptés.
  • De nouveaux enjeux émergents, tels que la foresterie communautaire et la découverte de vastes zones marécageuses, rendent le pays plus attrayant pour le programme REDD+. Ainsi, le premier enjeu offre une solution au problème de la sécurisation des droits communaux, tandis que le second apporte des opportunités supplémentaires pour les activités REDD+.

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DOI:
https://doi.org/10.17528/cifor/007914
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