Le contexte de la REDD+ en République Démocratique du Congo: Causes, agents et institutions [2e édition]

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La République Démocratique du Congo s’est engagée à réduire de manière efficace, efficiente et équitable ses émissions dues à la déforestation et à la dégradation forestière (REDD+). Le pays connaît des relations complexes entre les causes, agents et institutions de déforestation à l’échelle nationale. La politique REDD+ est influencée par des acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux, dont le nombre n’a cessé d’augmenter au fil des années. Néanmoins, la faible coordination entre ces acteurs demeure un problème.
Depuis 2009, la RDC a annoncé plusieurs réformes portant sur le régime foncier, l’aménagement du territoire et la politique agricole, afin de créer un environnement institutionnel favorable à la mise en oeuvre de la REDD+. Pourtant, aucune de ces réformes n’a pu se concrétiser, en raison à la fois des changements politiques mais aussi d’un manque de financement, de capacité et de volonté politique. De même, peu d’avancées ont été réalisées entre 2013 et 2019, à cause des conflits d’intérêts entre acteurs, tant au niveau national que local, de l’asymétrie informationnelle, de la mainmise et de la corruption des élites, ainsi que du contexte pré et post-électoral. À ce jour, l’efficacité des activités REDD+ en RDC reste hypothétique, compte tenu de l’absence d’une évaluation d’impact rigoureuse. Cependant, des efforts sur le terrain sont à noter, avec un nombre croissant de parties prenantes au processus de politique forestière par rapport aux premières années. De même, plusieurs projets en cours testent différentes options stratégiques à l’intérieur et par-delà les niveaux. Si ces efforts sont soutenus, ils pourront contribuer à mettre en place les conditions nécessaires pour réaliser les objectifs REDD+.
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DOI:
https://doi.org/10.17528/cifor/007829
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