Historique du secteur palmier à huile au Cameroun

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Originaire du golfe de Guinée, le palmier à huile pousse spontanément dans la zone forestière du Cameroun. Exploité artisanalement par les communautés locales depuis des lustres, sa culture ne débute qu’au début du XXe siècle avec la création des premières plantations coloniales pendant le protectorat allemand. Perturbé successivement par la Première Guerre mondiale, la crise de 1929 et la Deuxième Guerre mondiale, le secteur élæicole camerounais entame sa modernisation avec la création de la station IRHO de Dibamba en 1947, et des agro-industries comme la CDC en 1947 et la SOCAPALM en 1968.
Depuis le début des années 1990 et consécutivement à la mise en place des programmes d’ajustement structurel et au désengagement de l’Etat, on note un essor sans précédent du secteur villageois et artisanal. Les élites urbaines constituent les principaux acteurs de cette dynamique, soutenue en aval par le foisonnement des industries de seconde transformation d’huile de palme brute, en association avec la croissance démographique et l’élévation du niveau de vie des populations.
La reprise du soutien de l’Etat aux petits planteurs depuis les années 2000 avec la création du Programme de Développement des Palmeraies Villageoises (PDPV) et l’arrivée annoncée de nouvelles agro-industries augurent d’heureuses perspectives pour le développement élæicole au Cameroun. C’est pour en garantir la durabilité que le gouvernement camerounais a initié à travers le MINADER, la rédaction d’une stratégie nationale de développement durable du palmier à huile.
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DOI:
https://doi.org/10.17528/cifor/004789
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