Last updated April 2010 
 
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Méthodes

Les méthodes de MLA du CIFOR ont été adaptées et appliquées en Indonésie, au Mozambique, en Bolivie et au Cameroun. Le projet initial était centré sur Malinau (alors Bulungan) au Kalimantan Est. Ensemble avec divers partenaires et 7 communautés, une suite de méthodes d'étude fut développée et appliquée. Ces méthodes relient des descriptions biophysiques conventionnelles du paysage à une étude des besoins et des systèmes de valeurs locaux, sur le terrain ainsi que dans les villages

Indonésie

La série de méthodes du MLA a été développée à Malinau, Kalimantan, au travers d'ateliers, d'une série de pré-tests, d'une étude pilote intégrale dans deux communautés et, finalement, par une application dans cinq communautés additionnelles. Le processus de détermination et de collecte des informations les plus utiles ou décisives au regard des impacts environnementaux et des perspectives des populations locales, fut explicitement pluridisciplinaire et collaboratif. De nombreuses personnes et institutions y ont participé.

Nous donnons ici un bref survol des méthodes. Ceux que cela intéresse peuvent télécharger le manuel des méthodes, actuellement disponible en anglais, en indonésien, en français et en espagnol.

Nous sommes restés au minimum un mois dans chaque communauté où nous avons travaillé. Les premières activités comprenaient toujours :

  • Une réunion communautaire pour introduire l'étude, pour planifier et pour sélectionner des experts locaux.

  • Un premier exercice de cartographie participative du paysage, résultant en une liste de types de terres et de produits locaux, ainsi que leur répartition sur une carte. Ceci formait la base de l'échantillonnage de terrain.

Notre équipe consistait en deux unités : l'équipe de village et l'équipe de terrain.

Méthodes de village

  • Des interviews structurées avec le chef de village et le chef traditionnel, ainsi qu'avec d'autres informateurs clés, concernant entre autres le cadre historique et culturel du village, (la connaissance traditionnelle de) l'utilisation des terres, la collecte et la vente des produits forestiers, les réglementations et tabous.

  • Une enquête dans les ménages à l'aide d'un questionnaire, incluant la démographie, les revenus, les tabous, les perceptions et les aspirations.

  • Des exercices d'évaluation lors de réunions avec des groupes cibles. Nous avons appelé ceci la 'Méthode de Distribution des Cailloux' (MDC); les groupes répartissaient 100 jetons sur, respectivement, des types de terres et de forêts, des classes d'usage, des espèces, des classes de distance et des périodes dans le temps, afin d'indiquer leur 'importance' selon eux.

Méthodes de terrain

L'étude de terrain consistait en une combinaison de descriptions scientifiques relativement standard du terrain, du sol et de la végétation, avec des observations de la perspective de la population locale équivalentes. Une équipe était normalement composée de 7-10 personnes : 2-4 informateurs locaux, le pédologue, le botaniste, une personne enregistrant les données et 1 ou 2 assistants.

  • Description du site: description physique complète du site, ainsi que la description locale de l'histoire de son utilisation, de l'importance du site pour différentes catégories d'usage, de son accessibilité, les noms locaux du site, l'unité de paysage et la végétation etc.
  • Transect des herbacées: une ligne de transect de 40x5 mètres était divisée en 10 sous-unités. Dans chacune d'elles, les herbacées, les lianes et autres petites plantes étaient enregistrées. Un botaniste nommait les espèces ou collectait des spécimens pendant que l'ethnobotaniste questionnait les informateurs locaux au sujet des noms et usages locaux.
  • Unité d'échantillon des arbres: une unité d'échantillonnage nouvelle et versatile a été développée, convenant pour des évaluations rapides de la forêt tropicale dans des zones hétérogènes. L'espèce, la hauteur et la circonférence d'un maximum de 40 arbres étaient enregistrées pour chaque site boisé, permettant de calculer des densités et des surfaces terrières. A part cela, les informateurs donnaient des informations au sujet de l'utilisation de chaque arbre.
  • Etudes du sol: Deux trous étaient forés avec une tarière Belgi et un profil de 60 cm de profondeur creusé afin d'effectuer une description physique complète du sol. Un informateur local, sélectionné par la communauté elle-même pour ses connaissances du sol et de l'agriculture, était interrogé sur l'évaluation et la description locale des qualités du sol, sur son nom et son utilisation potentielle.